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 _ Les chakras _ c.w. leadbeater 


« Les chakras, ou centres de force, sont des points de liaison par où l'énergie passe d'un corps ou véhicule humain à un autre. chakra fleur liseronToute personne légèrement clairvoyante peut facilement les distinguer dans le double éthérique, où elles se présentent en surface comme des concavités en forme de soucoupes ou comme des tourbillons... en réalité, ils se montrent à la surface du double éthérique qui dépasse légèrement les contours du corps dense. Supposez que vous regardiez directement dans le calice d'une fleur telle que le liseron, vous pouvez vous faire une idée de l'aspect général d'un des chakras.»p 13-14

Helena Blavatsky dans 'La doctrine secrète' à propos des 3 nadis : « L'école trans-himalayenne... localise Soushoumnâ, le siège principal de ces trois Nâdis, dans le tube central de l'épine dorsale... Idâ et Pingalâ ne sont que les dièzes et les bémols de ce Fa de la nature humaine... qui lorsqu'on les fait vibrer convenablement, réveillent les sentinelles qui se trouvent de chaque côté, le Manas spirituel [la pensée, l'esprit, le mental ou l'intellect, c'est-à-dire le sens interne ou psychisme selon wikipédia] et le Kâma physique [divinité hindoue du désir, plus particulièrement du désir amoureux. Comme l'Éros grec, il utilise un arc et des flèches pour répandre l'amour], et soumettent l'inférieur par le supérieur... C'est le pur Akashâ [éther ou espace caractérisé principalement par le son] qui monte dans Soushoumnâ : ses deux aspects circulent dans Idâ et Pingalâ. Voilà les trois courants de vie et ils sont symbolisés par le cordon des Brahmanes. Ils sont gouvernés par la volonté. La volonté et le désir représentent l'aspect supérieur et l'aspect inférieur d'une seule et même chose. Aussi importe-t-il que les canaux soient pur...» p32-33

« Dans 'Le Côté Occulte de la Franc-Maçonnerie', j'ai parlé comme suit, d'une certaine manière maçonnique d'employer ces forces : « Un des objectifs de la Franc-Maçonnerie est de stimuler l'activité de ces forces dans le corps humain, afin d'accélérer l'évolution... dans le Premier Degré elle affecte l'Idâ ou aspect féminin de l'énergie, permettant ainsi au candidat de maîtriser plus facilement les passions et les émotions ; nadis kundalini caducéedans le Deuxième Degré c'est le Pingalâ ou aspect masculin qui se trouve renforcé, afin de faciliter la discipline du mental ; mais dans le Troisième Degré, c'est l'énergie centrale elle-même, la Soushoumnâ qui est éveillée ; dès lors, un chemin s'ouvre à l'influence de l'esprit pur venu d'en-haut. C'est en s'élévant suivant ce canal du Soushoumnâ qu'un yogi abandonne à volonté son corps physique, de telle façon qu'il reste pleinement conscient sur les plans supérieurs et rapporte dans son cerveau physique le souvenir très net de ses expériences... L'épine dorsale est appelée dans l'Inde le Brahma-danda ou bâton de Brahma... l'original du caducée de Mercure, dont les deux serpents symbolisent le Koundalini ou feu-serpent qui va se mettre en mouvement dans ces canaux ; enfin les ailes représentent la faculté de parcourir consciemment les plans supérieurs par suite du développement de ce feu.» p33-34
On parle aussi dans certaine forme de yoga de « chambre du coeur », de « demeure de la Mère du Monde » où se concentre la Koundalini.

« Dans un article sur les centres de pensée, inséré dans l'ouvrage intitulé 'L'Occultisme dans la Nature', j'ai expliqué que des pensées réunies en masse sont des choses très réelles, occupant une certaine place dans l'espace. Les pensées sur un même sujet ou ayant un caractère commun tendent à se réunir ; il existe donc pour beaucoup de sujets un centre de pensée, un espace délimité dans l'atmosphère ; d'autres pensées du même genre sont attirées vers un centre pareil et contribuent à en augmenter le volume et l'influence. Si un penseur peut s'associer à un centre, il peut à son tour en subir l'influence, et c'est une des raisons pour lesquelles les gens pensent d'une façon grégaire, comme des moutons. Il est beaucoup plus facile pour un homme de mentalité paresseuse d'accepter d'autrui une pensée toute faite, que de s'imposer un effort mental, de considérer un sujet sous ses aspects divers, enfin de conclure par soi-même... Tous les courants indésirables de ce genre atteignent l'homme par le chakra ombilical. Il existe heureusement des possibilités différentes et plus élevées. Il y a par exemple des nuages d'affection et de dévotion. Si ces nobles émotions se font sentir, elles peuvent par le chakra du coeur, se trouver étonnament intensifiées...» p48-49

« Quand se trouve éveillé le second des centres éthériques, celui de la rate, l'homme devient capable de se rappeler ses vagues déplacements dans l'astral, mais souvent très imparfaitement. Une légère et accidentelle stimulation de ce centre produit quelquefois le souvenir incomplet d'une sensation délicieuse, celle de voler à travers l'espace.
Quand devient actif le troisième centre, celui de l'ombilic, l'homme commence à éprouver dans son corps physique toutes sortes d'influences astrales et sent vaguement que certaines d'entre elles sont amicales et d'autres hostiles, ou bien que certains lieux sont agréables et d'autres point, sans absolument savoir pourquoi.
La stimulation du quatrième, celui du coeur, fait connaître à l'homme, instinctivement, les joies et les peines de ses semblables et même détermine quelquefois chez lui la reproduction en soi-même, par sympathie, de leurs douleurs et de leurs souffrances physiques.
L'éveil du cinquième, celui de la gorge, lui permet d'entendre des voix qui lui suggèrent quelquefois toutes sortes de choses. Parfois encore il entend de la musique ou d'autres sons moins agréables. Entièrement développé, il confère la clairaudience tout au moins sur les plans éthérique et astral.
Quand est vivifié le sixième, entre les sourcils, l'homme commence à voir ; tout éveillé, tantôt des lieux, tantôt des personnes lui apparaissent. Au début de son développement, au premier symptôme d'éveil, cela se borne souvent à entrevoir des paysages et des nuages colorés. L'éveil complet de ce chakra produit la clairvoyance.
Le centre placé entre les sourcils est encore d'une autre façon en rapport avec la vue : c'est par lui que s'exerce la faculté de grandir les très petits objets physiques ; il s'en détache un minuscule tube flexible de matière éthérique se terminant par une sorte d'oeil... Le petit serpent qui se dresse au centre du front était représenté symboliquement sur la coiffure du Pharaon d'Egypte qui, grand prêtre en son pays, était supposé doué, entre beaucoup de pouvoirs occultes, de cette faculté.
Quand le septième centre est activé, l'homme, en le traversant, devient capable de quitter son corps en pleine conscience, comme d'y revenir sans qu'elle subisse d'interruption, si bien que sa conscience devient continue, nuit et jour. Lorsque le feu a passé par tous ces centres dans un certain ordre (variable suivant les différents types humains) la conscience reste ininterrompue jusqu'au passage dans le monde céleste à la fin de la vie sur le plan astral, sans qu'elle se trouve modifiée en rien soit par la séparation temporaire du corps physique pendant le sommeil, soit par la division définitive au moment de la mort...
Il peut arriver que le feu, se trouvant éveillé en partie, amène également une clairvoyance spasmodique mais sans durée. Car ce feu... existe en sept couches ou sept degrés de puissance et il arrive souvent qu'en faisant, pour l'éveiller, un effort de volonté, un homme parvient à impressionner une seule de ces couches... Cette puissance ignée, comme elle est appelée dans 'La Voix du Silence', est véritablement semblable à un feu liquide lorsqu'elle se précipite en torrent à travers le corps, après avoir été réveillée par la volonté. Le parcours qu'elle doit suivre est en spirale, comme les replis d'un serpent. Après son éveil définitif elle peut, dans un autre sens que celui mentionné plus haut, être appelée la Mère du Monde, parce que, grâce à elle, nos véhicules divers peuvent être vivifiés et le monde supérieur s'ouvrir successivement devant nous.
Chez la personne ordinaire, elle repose endormie à la base de l'épine dorsale où sa présence même reste insoupçonnée pendant la vie entière. Il est d'ailleurs infiniment préférable de la laisser ainsi en sommeil tant que l'homme ne sait pas moralement développé, tant que sa volonté n'est pas assez forte pour la maîtriser et ses pensées assez pures pour lui permettre de l'éveiller sans avoir à en souffrir... En se mouvant sans être guidée Koundalini détermine souvent de vives souffrances physiques... ceci n'est pourtant que le moindre des maux dont elle est capable, car elle peut causer des lésions permanentes à des véhicules supérieurs au corps physique.
Son éveil prématuré a très souvent pour conséquence qu'au lieu de s'élever dans le corps, elle se précipite de haut en bas ; elle excite ainsi les passions les plus déplorables, les exaspère et intensifie leurs effets à un degré tel que l'homme se trouve dans l'impossibilité de leur résister... Ces hommes-là deviennent des satyres, des monstres de dépravation, car ils sont maîtrisés par une force absolument disproportionnée à notre faculté de résistance ordinaire... L'éveil intensifierait sans doute beaucoup la force intellectuelle mais produirait en même temps un orgueil anormal et satanique dont l'homme ordinaire ne peut se faire aucune idée... Comme le dit avec beaucoup de vérité le Hathayoga Pradipika : « Il apporte aux yogis la libération et aux sots l'esclavage » (III, 107) »
p77 à 81

« Les dangers vraiment épouvantables ne résultent pas du flux ascendant mais de la possibilité qu'il se trouve dirigé de haut en bas et de l'extérieur vers l'intérieur.
Relativement au développement occulte, Koundalini joue un rôle principal : dirigé, comme nous l'avons expliqué, sur les centres de force du corps éthérique, il vivifie ces chakras et en fait des portes de communication plus efficaces entre les corps physique et astral. Il est dit dans 'La Voix du Silence', qu'après avoir atteint le centre situé entre les sourcils et l'avoir entièrement vivifié, le feu-serpent confère la faculté d'entendre la voix du Maître - ce qui, dans ce cas, veut dire la voix de l'égo ou moi supérieur. La raison en est que le corps pituitaire [hypophyse], après son entrée en activité, forme avec le véhicule astral un lien parfait par lequel il est possible de recevoir du dedans toutes les communications.
Ce chakra n'est pas seul éveillé ; tous les centres de force supérieurs devront l'être aussi ; chacun doit devenir capable de répondre aux influences de tout genre venant des divers sous-plans astraux. Ce développement se produira en son temps chez tous les hommes, mais pour la plupart, ils ne peuvent y parvenir dans cette présente incarnation, si c'est la première où ils se soient occupés de la question... La conquête du feu-serpent doit se renouveler dans chaque incarnation, puisque dans chacune les véhicules sont nouveaux, mais si elle a été complète, les répétitions ultérieures seront aisées. Rappelons-nous que son action varie suivant les divers types humains : certains hommes par exemple voient le moi supérieur plutôt qu'ils n'entendent sa voix. Et puis cette union avec le moi supérieur comporte de nombreux degrés ; pour la personnalité, elle signifie l'influence de l'ego, mais pour l'ego lui-même elle signifie la puissance de la Monade ; pour la Monade enfin l'union consiste à devenir du Logos une expression consciente.»
p83-84

« La force, dès son éveil, doit être sévèrement gouvernée et dirigée de centre en centre dans un ordre qui diffère suivant le type de chaque élève ; de plus, pour être efficace, le mouvement doit être imprimé d'une certaine manière que le Maître expliquera lorsque le temps en sera venu.» p85

alphabet sanscrit yoga chakra
« En yoga [l'alphabet sanscrit] est considéré comme réunissant la totalité des sons humains et, au point de vue du langage, comme une expression matériellement étendue de l'unique son ou verbe créateur. Comme le mot sacré Aum (dont le son commence dans le fond de la bouche par a, en traverse le centre avec u et fini sur les lèvres avec m] il représente tout langage créateur et, par conséquent, un ensemble de puissances. En voici la répartition : les seize voyelles sont données au chakra de la gorge, de Ka à Tha au coeur, de Da à Pha à l'ombilic, de Ba à La au second [chakra], enfin de Va à Sa au premier. Ha et Ksha sont donnés à l'Ajnâ chakra. Le lotus Sahasrâra ou chakra coronal est regardé comme contenant l'alphabet tout entier, vingt fois répété...» le yogi s'efforce de passer de dehors au dedans du son tel que nous le connaissons et proférons, à la qualité et à la puissance intérieures de ce son ; c'est donc un moyen d'aider sa conscience à passer de plan en plan. Dieu, pourrait-on dire, créa les plans en récitant l'alphabet et notre langage articulé en est la spirale inférieure.»
p98-99

Dans 'La Voix du Silence', en parlant de Om « Et alors, tu pourras reposer entre les ailes du Grand-Oiseau. Oui, doux est le repos entre les ailes de ce qui n'est pas né, de ce qui ne meurt pas, mais qui est l'AUM, à travers l'éterniité des âges.» Et Mme Blavatsky, dans une note, parle du Grand-Oiseau comme Kala Hamsa « l'oiseau » ou cygne... « La syllabe A est considérée comme son aile droite ; U, l'aile gauche ; M, la queue et l'Ardhamâtrâ comme sa tête.» Le yogi, après être arrivé dans sa méditation à la troisième syllabe, passe à la quatrième, c'est-à-dire au silence qui suit. Dans ce silence il pense à la divinité.» p103-104

Dans le Yogatattwa Oupanishad : « Il y a cinq éléments : la terre, l'eau, le feu, l'air et l'éther. Pour le corps des cinq éléments, il y a une quintuple concentration. La région allant des pieds aux genoux est dite celle de la terre ; elle est quadrilatérale, de couleur jaune et porte la lettre La. Dirigeant le souffle, avec cette lettre La, vers la région de la terre (des pieds au genou) et contemplant Brahma aux quatre faces et à la couleur d'or, c'est là qu'il peur méditer...
« La région de l'eau, déclare-t-on, s'étend des genoux à l'anus. L'eau est de forme semi-lunaire ; elle est de couleur blanche, sa bija (semence) est Va. Faisant remonter le souffle avec la lettre Va le long de la région de l'eau, il faut méditer sur le dieu Narayana, aux quatre bras et à la tête couronnée, comme ayant la couleur du pur cristal, comme vêtu de tissu orange, comme incorruptible...
« De l'anus au coeur, c'est, dit-on, la région de feu. Le feu est de forme triangulaire, de couleur rouge ; sa bija ou semence est la lettre Ra. Faisant, par la région du feu, monter le souffle, qu'a fait resplendir la lettre Ra, il faut méditer sur Roudra, aux trois yeux, qui exauce tous les voeux, qui est de la couleur du soleil à midi, dont le corps entier porte les marques de cendres saintes, et dont le contentement anime le visage...
« Du coeur à l'intervalle entre les sourcils, se trouve, dit-on, la région de l'air. L'air est de forme hexagonale ; de couleur noire, il brille avec la lettre Ya. Faisant passer le souffle par la région de l'air, il faut méditer sur Ishvara, l'omniscient, comme présentant des visages de tous côtés...
« Du centre des sourcils au sommet de la tête, c'est, déclare-t-on, la région de l'éther ; elle est de forme circulaire, de couleur fumeuse, et brille avec la lettre Ha. Elevant le souffle, dans la région de l'éther, il faut méditer sur Sadàshiva de la manière suivante - comme créant le bonheur, comme offrant la forme de bindou (une goutte), comme le Grand Déva, comme ayant la forme de l'éther, comme brillant de l'éclat du pur cristal, comme portant sur sa tête le croissant de la lune naissante, comme ayant cinq visages, dix têtes et trois yeux, comme offrant une contenance agréable, comme porteur de toutes les armes, comme couvert de tous les ornements, comme ayant dans une moitié de son corps le déesse Ouma, comme disposé à accorder des faveurs et comme la cause de toutes les causes.»
p105-106

« Koundalini est décrite comme une dévi ou déesse, brillante comme l'éclair, endormie dans le chakra-racine, enroulée trois fois et demie comme un serpent, autour du svayambhou linga qui s'y trouve et, de sa tête, barrant l'entrée du soushoumna. Il n'est pas dit que la couche extérieure de cette force est active en chaque homme, mais le fait est indiqué par cette phrase : en dormant « elle maintient tous les êtres qui respirent ». Dans les corps humains, elle est, dit-on, le Shabda-Brahman. Shabda signifie parole ou son ; il s'agit par conséquent du Troisième Aspect du Logos. Dans la création du monde, ce son, est-il encore dit, a été proféré en quatre fois. Nous ne serons probablement pas éloignés de la vérité en associant à ces quatre périodes nos idées occidentales concernant les trois états nommés le corps, l'âme et l'esprit, plus un quatrième qui est l'union avec l'Etre Divin ou Esprit total.» p110


C.W. LEADBEATER, Les chakras, éditions adyar, 1990.




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